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emer la terreur au sein d'un village de nounours, les massacrer et les pousser à bout psychologiquement : comment ne pas être
enthousiaste face à un tel concept ?! Naughty Bear aurait pu être un bon gros délire et un jeu extrêmement fun, s'il n'était pas tombé entre de mauvaises mains : celles d'
A2M, les « responsables » de
WET et des pires adaptations de licences sur consoles portables.
Après une intro rigolote, et quelques minutes fort plaisantes, on se rend vite compte qu'on a déjà
épuisé le capital fun du titre. Du coup, on en vient presque à se réjouir du faible nombre de niveaux (7, plus les défis). Sauf que ces derniers se déroulent tous dans le même village, dispatché en 3 zones minuscules et identiques. Et on continue dans le foutage de gueule avec le gameplay : présenté comme plaisant et varié par les tutoriaux et la com faite autour du jeu, il se révèle, en pratique, d'une
pauvreté affligeante. Devant le nombre ridicule des armes et éléments de décors, on en revient toujours aux mêmes moyens pour tuer et effrayer les villageois. Ces derniers bénéficient d'ailleurs d'une IA déplorable, digne des passants les plus neuneus de GTA. Les défis quant à eux, amoindrissent un plaisir de jeu déjà quasi-inexistant, en mettant la bride au joueur, le privant des seules subtilités de gameplay qu'il lui restait. Et que dire de la dimension de torture psychologique, grosse supercherie s'il en est, réduite à sa plus simple expression : « crier sur les ours à répétition jusqu'à ce qu'ils se suicident ». Alors oui c'est rigolo. Une ou deux fois. Là encore on est donc bien loin des promesses faites par l'éditeur
Et ce n'est pas le système de scoring, ni le mode multijoueur, sympa deux minutes mais injustifié, qui changeront la donne.
Un titre qu'on a envie d'aimer, mais qui malgré ses airs charmeurs, demeure une expérience de jeu catastrophique. Un concept excellent
ruiné de bout en bout, à notre plus grand regret, par une équipe sans ambition et sans talent. Et en plus, c'est même pas drôle.
En espérant que les anciens de
Rare ou encore
Rockstar, récupèrent un jour la licence ou du moins son principe.
Murgen, Gameweb.fr