P
rogrammés à la chaîne, au rythme d'un épisode par an dans une usine nommée
Sega à la production démentielle, les
Yakuza forcent toujours un minimum le respect. Malgré quelques errances techniques évidentes, la saga s'en tire toujours grâce à un scénario, un jeu d'acteur et un nombre d' «à côté» ludiques (pour ne pas dire lubriques) qui enchantent forcément les joueurs adultes.
Un monde mature, sexy et violent, auquel les équipes de
Toshihiro Nagoshi ont ajouté une foule de détails tirés de la réalité, et qui rendent l'ensemble particulièrement jouissif. Tout ces détails, on les retrouve évidemment dans ce troisième opus dans lequel figurent toujours en première place
Kazuma Kiryû et son quartier préféré
Kamurochô - copie fidèle de
Kabukichô, le quartier chaud de Tôkyô.
A ceci s'ajoute pour la première fois (et les besoins du scénario), l'île d'Okinawa, où il débute son aventure... et le mènera encore à combattre de nombreux ripoux tentant de le déstabiliser, lui et son ancien clan mafieux (le Tôjô), avec lequel il a toujours des liens.
Le jeu laisse toujours une bonne place aux loisirs (golf, karaoké,
batting center...). Et bien que certains ont disparu (Frostis pleure l'absence du cabaret), on s'en tire tout de même avec des bars à strip-tease et des rendez-vous galants. Un ensemble de détails qui plaident toujours autant en sa faveur, malgré la persistance des quelques défauts récurrents de la série.
Fabos, Gameweb.fr