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Nintendo 64 en fin de vie,
Treasure avait secoué le monde des jeux d'action avec
Sin & Punishment. Du moins au Japon puisque chez nous, il aura fallu patienter jusqu'en 2007 pour pouvoir profiter de cette merveille via la
console virtuelle. Et encore, la jouabilité, quelle que fut la manette utilisée, ne rendait pas justice à l'ergonomie du
pad N64. «
Mais... pourquoi ne pas profiter du pointeur de la Wiimote pour améliorer les contrôles ?». De cette idée toute naturelle, est alors né le projet Sin & Punishment 2. Et si le
gameplay n'est chamboulé «que» par la possibilité de s'envoler - faisant du dernier bébé de Treasure un véritable hommage à
Space Harrier - la jouabilité est, elle, sublimée par le confort de jeu impeccable qu'offre le combo Wiimote-Nunchuk. Cette maniabilité vive et d'une précision redoutable était indispensable pour arriver à
subir ce pur concentré d'adrénaline, résultat d'un enchainement diabolique d'idées nouvelles qu'on déguste, chaque minute qui passe.
On se surprend à lâcher des "
Woh putain !", "
Waouh", ou "
What the Fuck?!" sans même s'en rendre compte tant on est à fond dedans. Et après quatre heures (pour les meilleurs) passés à mitrailler des monstres par centaines et enchainer les boss à un rythme effréné, on ressort de ces
gunfights complètement usé, les yeux explosés et les doigts endoloris par les crampes... mais rassasié et époustouflé par
cette avalanche d'action non-stop totalement démente servie par une animation nerveuse et fluide, quel que soit le nombre d'ennemis à l'écran.
Dorénavant, sur Wii, il y a les jeux d'action, les
shoot sur rail, et il y a Sin & Punishment : Successor of the Skies.
Mathieu Manent, Gameweb.fr