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verything that has a beginnning has an end. Une phrase dont le caractère pompeux siérait à merveille à la trilogie God of War pour l'ultime épopée de ce monument de grandiloquence vidéoludique. Après deux épisodes spectaculaires tant sur le plan technique que par le gigantisme de leur aventure, nous étions en droit d'attendre une véritable apothéose; un dernier chapitre "next-gen", repoussant toutes les frontières établies en une profusion de combats dantesques (haha), soutenus par une débauche visuelle inédite. Le grand spectacle à son plus haut niveau.
Or, de ce doux fantasme, il ne reste malheureusement pas grand chose. Passé
une intro réellement époustouflante, nous sommes toujours face au même refrain : des salles remplies d'ennemis (toujours les mêmes), des énigmes à base de caisses et de leviers... et encore ces portes, toujours aussi lourdes (dans les deux sens du terme). Un train-train que ne vient même pas bousculer un gameplay déjà trop bien connu, et largement perfectible eu égards aux nombreux problèmes de jouabilité. Pénible.
Pourtant le jeu reste efficace.
Techniquement, d'abord, c'est encore une fois un sans faute, et l'une des plus grandes réussites jamais vues sur console aux côtés d'FFXIII et d'Uncharted 2. On regrette que les situations n'en tirent que trop rarement profit, et que l'aspect esthétique ne suive pas toujours, avec une palette de couleurs décidément bien trop ternes. En terme de rythme, également. God of War 3 semble enfin avoir trouvé
le parfait équilibre entre moments d'action et périodes "creuses", le tout étant régulièrement ponctué de scènes ravivant l'intérêt du joueur (à chaque rencontre avec un Olympien, en gros). Et si les grands moments (les vrais) ne sont que trop peu nombreux, le jeu brille par une mise en scène extrêmement soignée du début à la fin, s'autorisant même quelques coups de génie lors de certains passages clés.
Alors oui,
God of War 3 est un bon jeu. Personne n'en doutait. Mais malgré des qualités évidentes, la série peine à se renouveler, et apparaît, sous certains aspects, presque aussi usée que son héros. La dernière aventure de Kratos n'est au final qu'
un God of War de plus.
Pives, Gameweb.fr