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irror's Edge est une expérience unique : c'est le cœur battant et la respiration saccadée que courant, bondissant, on explore cette ville silencieuse et éblouissante. Manette en main, ces chevauchées citadines se vivent grâce à un
gameplay intuitif procurant un plaisir vertigineux. On parcourt ainsi les toits et les intérieurs, emplis de l'adrénaline que procure cette perpétuelle fuite en avant. L'environnement urbain se transforme en un gigantesque terrain de jeu où la liberté se décroche aux prix d'acrobaties déraisonnables et où les sprints effrénés conditionnent la survie. Malgré une linéarité imposée par la redondance des environnements et des objets avec lesquels interagir, chercher le chemin le plus rapide vers la sortie reste toujours une motivation puissante. En mêlant la lumière éclatante des buildings et les indications de couleurs vives, la patte graphique, unique et hypnotique, aide aussi à la fluidité des poursuites. Et l'isolement qui naît de cette atmosphère à la
Piet Mondrian, renforce un peu plus l'immersion déjà offerte par la vue subjective et la conscience de posséder un corps. Les séquences de shoot nerveuses et intelligemment dispersées permettent, quant à elle, de trancher avec le pacifisme des phases d'escalade. Mirror's Edge est bien une œuvre novatrice : bien que marqué par son manque de diversité et de profondeur, les sensations nouvelles qu'il apporte créent une aventure immersive et stylisée, comme une grande pirouette reliant la plateforme et le FPS, deux genres à priori opposés.
Useful Idiot, Gameweb.fr