Ce focus fait suite à celui qui est consacré à Konami et doit se lire en parallèle.Je sais, c'est compliqué mais c'est comme ça.
Le cas de Metal Gear Solid : Peace Walker est très intéressant. En considérant les nombreuses opérations de communication japonaises (de nombreux trailers qui donnent faim), on constate quatre choses :
1. Il s'agira du meilleur jeu PSP de l'année (aux côtés de Kingdom Hearts : Birth by Sleep).
Vous adorez ce genre de déclarations péremptoires. Mais réfléchissez deux secondes :
1) La PSP est une console abominable, lourde au point de provoquer une tendinite, chiante au point d'être injouable, 2) Kojima l'a reconnu lui-même, cet épisode PSP a été pensé comme un MGS5. Ce qui sous-entend une réalisation de haut vol : des décors du niveau de MGS3, des scènes cinématiques, une mise en scène inspirée, une animation réussie et toujours autant d'éloquence. Je ne parle même pas du scénario, du soin apporté aux personnages ou à la musique... Vous le découvrirez bien assez tôt, par vous-mêmes.
/GW_000103032.jpg)
2. Son gameplay fait « peau neuve ».
Le crâne de « Voice of God » a sans doute un peu dégonflé depuis la déculottée que s'est pris MGS4. Du coup, le développement a été abordé avec un regain d'humilité. Et qui dit moins de grosse tête, dit davantage de génie créatif.
Très inspiré de MGS : Snake Eater, Peace Walker fera également la part belle à la narration émotionnelle avec des thématiques riches et fortes (la paix, l'anti-nucléaire, les enfants de la guerre), à un gameplay hérité de MGS3 (une alternance parfaite de morceaux de bravoure et de passages d'infiltration) mais également à des nouveautés pour le moins rafraîchissantes !
/GW_000122856.jpg)
3. Il renouvelle la saga avec l'introduction d'une action coopérative et un aspect gestion étonnant.
MGS : Peace Walker, en plus de son mode solo permettra également de vivre le jeu à quatre grâce à l'introduction de la coopération ; mais aussi le retour du mode versus, jusqu'à six joueurs - en espérant que le système de connexion sera moins lourdingue que celui de MGS4.
A noter en outre l'apparition d'une plate-forme maritime nommée Mother Base, introduisant un aspect gestion surprenant et qui vise - en gros - à grossir les rangs de Militaires sans frontières. Pour vous situer les choses en termes de gameplay, pensez aux premiers Xcom (la légendaire série de stratégie/gestion) et vous aurez une idée assez juste. Ainsi, il sera possible, lors des missions, de « kidnapper » des ennemis, puis de les affecter à différents pôles de recherche et développement en vue d'améliorer les tenues, les armes, les accessoires, les objets de soin ou encore les gadgets. Les « recrutés » pourront aussi accompagner Snake dans les missions et gagner de l'expérience. En plus des fantassins, il sera possible de capturer des véhicules afin de les améliorer et d'en fabriquer de nouveaux.
Autrement dit, une nouveauté inattendue, inédite et totalement géniale.
Sachant que le multi de cet épisode représente un réel défi de game design, une forte notion de communauté fait son apparition : en plus de permettre l'affrontement et la coopération, il sera possible d'échanger hommes, véhicules et objets et même de pourvoir un ami d'un « colis » avec plein de victuailles à l'intérieur. Pas de doute, Kojima pense à tout ; et pour le coup, cela n'est pas anecdotique.
Je ne vais pas épiloguer davantage car la vidéo ci-dessous résume en images tout ce qui vient d'être dit. Et puis, il n'est pas exclu que nous revenions en détails sur tous les systèmes de jeu, un peu avant la sortie française.
4. Il a un rôle « politique et diplomatique » de la plus haute importance.
Comme nous l'avions déjà pressenti lors du TGS, Peace Walker, est, à l'image de Final Fantasy XIII, plus qu'un jeu, c'est un symbole : l'étendard du jeu vidéo japonais dans le monde. Une façon de démontrer que « non, le jeu vidéo japonais n'est pas mort ; oui, on a encore une centaine de droites à mettre aux impudents qui nous avait déjà vus au bout d'une corde ». Et ce rôle « diplomatique » est on ne peut plus criant de vérité, puisque Konami s'est adjoint les « services » des deux autres énormes éditeurs japonais pour avoir un surplus d'aura, histoire d'enfoncer des portes ouvertes.
Et pas n'importe quel accord puisque Capcom prête à Kojima sa série fétiche Monster Hunter à travers un mode, similaire au Ape Escape de MGS3, mais où cette fois il s'agira de chasser quelques-uns des monstres emblématiques (dont le Tigrex ou le Rathalos) de l'univers de Ryozo Tsujimoto.
Konami a enfin réussi l'impossible puisque Square Enix s'occupera de fabriquer ses figurines et de prévoir une « compatibilité » entre Peace Walker et son futur Front Mission. Pour le moment, il est question d'équiper les Wanzer de pièces récupérées sur les boss de MGS. Reste un mystère à élucider : comment marche le transfert d'une PSP à une Xbox 360, par exemple. Par voie USB ? A suivre. Comme Compaq.
Ces accords, surprenants dans la forme mais pas vraiment dans le fond, ne seront pas les seuls ; Peace Walker se dotera également d'un certain nombre de partenariats publicitaires (Pepsi, Axe, Mountain Dew, Dorito Chips) et d'un pack collector qui nous fait déjà saliver ; bien qu'il ne soit annoncé, pour le moment, qu'aux States et uniquement pour l'enseigne Game Stop (ces foutues politiques d'exclusivité de chiottes). Bien évidemment, nous vous tiendrons informés - après tout le monde - des plans nippons pour l'Europe.
Véritable suite spirituelle (et chronologique) de Metal Gear Solid : Snake Eater, Peace Walker se présente de plus en plus comme l'un des jeux les plus attendus de la rédaction.
Nous ne manquerons pas de lui dérouler le tapis rouge en juin prochain, lors de sa sortie française.