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Konami : un parfum de nostalgie
Focus Konami : un parfum de nostalgie
21/04/2010 à 13:04 - Toutes plateformes
Comme tous les ans, Konami tient sa Gamers Night, autrement dit un avant-gout des futures présentations à l’E3. Un line-up excitant qui sent (très) bon la nostalgie.

La Gamers Night a eu lieu il y a presque deux semaines. Je suis grave à la bourre, je le sais, et c'est assez stupide car cet article a été écrit aux trois quarts le lendemain de l'événement. Pour une fois, nous aurions pu être les premiers à révéler l'annonce d'un nouveau Silent Hill, en précisant bien qu'il échappait à Climax pour des raisons inexpliquées...

 

Mais que voulez-vous, on ne fait pas toujours ce que l'on veut, et le jour où Gameweb nous permettra de manger, on pourra envisager d'être ponctuels.


Toutefois, le retard n'implique pas l'abandon pour autant. Il est nécessaire de parler de Konami, car, et il ne faut pas l'oublier, il s'agit de l'un des éditeurs majeurs du jeu vidéo japonais depuis le début des années 80.

 

Juste une mise au point... (air connu)

Une évidence ? A en juger par le désintérêt de la presse et les retournements de veste depuis que Fifa a (re)pris le dessus sur PES, il semblerait que certains soient en proie à l'amnésie. A moins que bouder un éditeur et des marques qui les ont fait vivre pendant des années prouve une fois de plus à quel point ce milieu est merdique et corrompu.


Mais passons sur ces considérations inutiles sinon on va finir par croire que j'ai mauvais esprit.
A Gameweb.fr, on aime les éditeurs japonais. On ne s'en cache pas et j'accepte même qu'on nous taxe de faire du favoritisme. Oui, c'est une évidence (une fois de plus), les Japonais ont tout à apprendre aux autres nations du jeu vidéo, en termes de réflexion et de gameplay. Ce n'est pas parce qu'ils ont été léthargiques à l'arrivée de la nouvelle technologie que « le jeu vidéo japonais est mort ». Je vous renvoie à un article écrit avec les tripes à l'occasion du dernier TGS pour en savoir plus.

 


Il faut donc reconnaître qu'en dehors des constructeurs (Nintendo en tête), les éditeurs capables de déclencher des passions sont assez rares et sont tous japonais : Capcom, Konami, Square Enix (une pensée également pour Namco, Tecmo et Treasure Soft... des anciens de chez Konami d'ailleurs) ; excepté l'OVNIesque Blizzard mais c'est une autre histoire.


Oui, Konami fait partie des grands du jeu vidéo. Comment se réclamer de cette culture et renier Gradius, Contra, Twin Bee, Parodius, Goemon, Track & Field et... Castlevania ? Je passe sur tous les mythes musicaux (la succursale Benami) qui se sont fait phagocyter une décennie plus tard par les maîtres du monde actuel, ou encore les productions plus récentes telles que Suikoden, Silent Hill, ZOE ou encore MGS.


En faisant un effort de mémoire, on peut également ne pas oublier l'essentiel : le jeu vidéo est un domaine d'expertise nippon, et bien qu'ils aient toujours du mal avec les nouvelles technologies, ils finissent toujours par se relever car, comme le dit un célèbre adage :

« The legend will never die ».

 

Alors, quoi de neuf chez Konami pour 2010-2011 ? Après une année difficile (bilan financier pas glorieux, un Silent Hill injustement boudé, et le départ de Yamaoka), l'éditeur ne pouvait pas se permettre trop de folies. Les jeux à venir appartiendront donc à des licences maîtrisées, avec toutefois un désir - que dis-je, un besoin de renouveau, et des retours fracassants.

 

 

COME BACK

Tout d'abord, le retour de Sparkster ; l'opossum « rocketeer » qui nous faisait rêver en 1993 sur Super Nintendo et Megadrive dans un jeu de plateformes coloré, aux boss démentiels, à l'action immédiate et aux musiques parfaites (signées par un collectif où œuvrait une certaine Michiru Yamane)... Un jeu 16-bits, quoi.

Près de 20 ans plus tard, rien n'a vraiment changé : c'est joli, speed et les sensations semblent avoir traversé, avec succès, les décennies. Alors évidemment le trailer fait plus « clinquant », tout comme le design, plus actuel (et qui perd de fait son charme désuet), mais l'essentiel est là : le plaisir de jeu sera toujours présent.

 

Rocket Knight sortira sur Xbox Live, PSN et Steam le mois prochain.

 


Bon alors, oui, tout le monde était déjà au courant depuis longtemps, mais mesurez votre chance : vous pouvez enfin voir une vidéo « rassurante » après la douche « nouvelle direction artistique » glacée.

 

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Dans la famille, « licence que l'on pensait oubliée », Konami a aussi fait très fort en révélant la résurrection d'un jeu d'arcade qui a fait les beaux jours des plus vieux d'entre nous (et connu une version XBLA il y a deux ans, totalement passée inaperçue).


C'était au milieu des années 80 ; à l'époque Capcom et Konami se tiraient la bourre avec violence et donnaient, en moyenne, naissance à un gros jeu d'action tous les trois mois, histoire de s'affirmer sur le marché ; ou bien en guise de réponse acerbe à une sortie du frère ennemi. C'est en tout cas dans cette idée qu'en 1985, Konami sort Rush'n Attack, un concurrent au fabuleux Senjô no Ôkami de Capcom (Commando).


Rush'n Attack ? Un nom que vous ne connaissez sans doute pas puisque le jeu a été renommé chez nous Green Beret. Le jeu à la Bionic Commando, qui se passait dans un contexte de guerre froide ? Absolument ! Sauf qu'il est nécessaire de rappeler que Bionic Commando (ou Top Secret si on veut se la jouer jusqu'au bout) ne sortira que deux ans après ! C'est plutôt lui qui a pas mal emprunté à Green Beret : un contexte militaire, une vue similaire (en scrolling horizontal), une même « quête » (libérer des otages) et une sortie sur tous les supports existants. Oui, parce que si aujourd'hui, un jeu multi-supports fait gueuler tout le monde, à l'époque, un jeu devait pour se vendre sortir sur au moins 20 plateformes. Qu'on se le dise...

 

     


En bref, tout ça nous amène à parler du remake de Rush'n Attack. Maintenant que Capcom a montré la voie avec l'excellent Bionic Commando REarmed (un des jeux « dématérialisés » parmi les plus vendus), Konami s'engouffre à son tour dans le « revival » en empruntant la voie du téléchargement, puisqu'il sortira sur XBL, PSN et Steam. Renommé pour l'occasion Rush'n Attack : Ex-Patriot, le jeu présentera un nouvel habillage, un « lifting » à la sauce Shadow Complex (le seul vrai hommage à 20 ans d'excellence vidéoludique). Mais comme on dit : au jeu de l'œuf et la poule...

 


Une chose est sûre : bien que le projet a été parfaitement réfléchi en amont (le modèle économique laissé par Bionic Commando et Shadow Complex est on ne peut plus rassurant : ils sont tous les deux d'énormes succès - d'estime et commerciaux - pour les plateformes de téléchargement), nul doute que l'on y retrouvera le plaisir d'antan, en plus d'une nouvelle robe qui fait moins « fille sale ». Et puis, on conseillera immédiatement aux mauvaises langues (sic !) de vipère de la mettre en veilleuse : le remake est une étape obligatoire pour stabiliser une économie et permettre de prendre des risques en création. Les grands éditeurs japonais (encore eux) ne cessent de le prouver depuis un grand nombre d'années (demandez à Sega s'ils ne doivent pas une fière chandelle aux « compil » Sonic). Cela ne devrait choquer personne. Avant de rendre l'antenne, j'apprends à l'instant que Capcom vient d'annoncer un Bionic Commando REarmed 2... vous voyez...

 

 

HUDSON

Ne l'oublions pas, Konami, depuis quelques temps, vit en grande partie grâce à son rachat de Hudson Soft et du catalogue qui va avec - dont personne ne parle mais qui se vend plutôt bien (Sports Island en tête). La Konami's Gamers Night était aussi l'occasion de découvrir les titres d'Hudson, dont Lost in Shadow.

 


A première vue, il ressemble à un simple « clone » d'ICO en 2D : une direction artistique affirmée, une esthétique aussi minimaliste que poétique et un concept à peu près similaire. Mais s'arrêter à cela serait injuste car Lost in Shadow, sous cet aspect un peu naïf, pourrait bien se révéler une nouvelle façon d'appréhender le jeu de plateforme 2D. Rien que ça. Il faut dire que dans le jeu d'Hudson, le héros n'a aucune apparence physique, il s'agit d'une ombre. Autrement dit, les réflexes acquis pendant près de 30 ans n'y sont - presque - d'aucune utilité.

 

 

S'ensuit une phase de découverte surprenante car il faut totalement réapprendre à appréhender un level design en tenant compte des différences d'interactions existant entre un avatar et une ombre.

Une toute nouvelle manière d'aborder un type de jeu que l'on pensait vouée uniquement à l'évolution 3D (ou à la merde, c'est selon).

Hudson prouve qu'il y a encore des choses à tirer de la 2D. En plus d'être envoûtant, Lost in Shadow est un jeu intelligent et intéressant à plus d'un égard. Nul doute que Gameweb.fr suivra ce titre original avec beaucoup d'intérêt et saura lui offrir une place au soleil pour sa sortie en fin d'année.

 

 

UNE PETITE PAUSE


Une jolie photo issue de Ninety-Nine Nights II. Autrement dit, chaque éditeur majeur japonais dispose enfin d'un Musô digne de ce nom. Koei Tecmo avec ses Musô justement, Capcom et Sengoku Basara et Konami et N3.

 

La Gamers Night a également été l'occasion de découvrir Gormiti : The Lords of Nature, un jeu d'aventure-action-plateformes-réflexion, basé sur un DA italien (prière de ne pas rire) avec des créatures (moches) qui peuvent utiliser des pouvoirs naturels pour progresser dans l'histoire.


Après un premier épisode surprenant (dans le bon sens du terme), Konami a profité de son événement pour dévoiler Saw II, basé sur le film éponyme. Comme le laisse supposer la démo, le gameplay n'a pas bougé d'un iota ; on y retrouve des énigmes tortueuses et une mise en scène sadique. La présentation s'achève quand même sur un homme obligé de s'enlever un œil pour obtenir une clé pouvant le libérer de son appareil de torture. Saisissant et prévu pour la fin de l'année sur PS3 et Xbox 360.

 

La vidéo qui suit est déconseillée aux âmes sensibles.

 

 

Au rang des jeux qui ne nous intéressent pas, mais dont on parle quand même, Konami a également précisé la sortie de Lucha Libre AAA Héros Del Ring pour les USA, et d'un Karaoke Revolution version hip-hop nommé Def Jam Rapstar.

 

 

PEACE WALKER

Le cas de Metal Gear Solid : Peace Walker est très intéressant.Si intéressant que j'ai décidé de lui consacrer un focus à part. Pour une fois que MGS tente réellement l'originalité et semble retrouver son bon goût, il était normal de lui offrir une place de choix.La logique est donc que vous ouvriez un nouvel onglet dans votre navigateur, que vous lisiez l'article sur MGS puis que vous poursuiviez la lecture de ce focus-ci. Je sais, cela demande un peu d'effort mais ce serait dommage de passer à côté à cause d'un site mal foutu.

 

 

UNE SACREE ANNONCE

La conférence s'est terminée par une surprise : l'annonce d'un nouveau Silent Hill, sur Xbox 360, PS3 et PC. Le trailer présente un héros qui n'est pas sans rappeler James Sunderland (le héros de Silent Hill 2) et s'achève par un très éloquent « The Silence Ends ». « E3 ».

 

Le rendez-vous est donc pris. Toutefois, en attendant la messe du jeu vidéo, il faut que vous sachiez deux-trois choses. Premièrement, cet épisode n'est pas confié à Climax mais à Vatra, un studio tchèque (qui réalisera également le remake de Rush'n Attack) dirigé par Matthew Seymour, un ancien de Take Two. Le choix s'avère plutôt étrange, surtout vu l'extraordinaire relecture de Silent Hill 1 proposé, il y a peu, par Climax. Ensuite, comme dit plus haut, le personnage principal ressemble beaucoup à James de Silent Hill 2. S'agit-il d'une suite ? D'un remake à la Shattered Memories ? Ou d'un « épisode annexe » qui en révèle plus sur le plus timbré des héros ?


Enfin, n'oublions pas qu'Akira Yamaoka travaille à présent sur un projet avec Grasshopper Manufacture. Peut-on imaginer un rapprochement entre Konami et Suda 51 ? Une réponse que nous attendons avec impatience car depuis le deuxième épisode, il n'est plus possible d'imaginer un Silent Hill sans son compositeur emblématique.

 

 

RENAISSANCE

Le meilleur pour la fin. Dans cette volonté de renouer avec un gameplay d'antan et ainsi de réaffirmer sa position de leader du game design, Konami profitera de cette nouvelle année pour raviver la flamme de sa série phare, Castlevania, en tentant l'impossible : un gameplay 2D dans un jeu 3D à la pointe de la technologie.

 

 

Un défi colossal car nul n'a oublié les précédents échecs : bien que disposant à chaque fois de réelles qualités (oui, même Castlevania 64), la 3D et Castlevania n'ont jamais fait bon ménage et le dernier en date - le très pourri Castlevania Judgment - en est sans doute la plus triste démonstration.


Conscient d'être embourbé dans une ritournelle GBA/DS (mais qui va continuer puisque Konami vient d'annoncer Harmony of Despair, épisode bizarre multijoueurs sur XBLA), certes génératrices d'excellents épisodes, et handicapé par un IGA qui fatigue, Konami prend un risque énorme en confiant sa série fétiche à un studio européen, sous la houlette d'un producteur débutant.


Car autant le très talentueux studio espagnol MercurySteam (à l'origine de l'excellent Clive Barker's Jericho) nous assure d'un jeu de qualité et d'une réalisation de haute facture, autant le « bleu » David Cox (le producteur) nous fait un peu peur. Il a beau être « super chef produit à l'Europe depuis ZOE », il n'empêche qu'il n'a jamais eu de projet aussi massif à gérer. Et puis entre ses déclarations prolixes qui le font passer pour un ancien d'Eidos, et son twitter qui regorge de smileys et de messages geeks en tout genre (je joue sur mon iPadeuhhhhhhhhh), on doute du sérieux de l'affaire. Toutefois, une chose est sûre : il est fan de la série et il vaut mieux qu'elle tombe entre les mains d'un « intéressé » qu'entre celles d'un obscur producteur plus solennel et qui ne verrait en Dracula qu'un amas de dollars.

 

 


Dans tout les cas, le directoire de Konami prouve qu'il reste lucide puisqu'il confie la supervision générale du projet à sa superstar Hideo Kojima. Si l'annonce a fait son effet, on doutait quand même de son implication. Nos doutes sont totalement dissipés grâce à l'affable Dave Cox :

 

« Monsieur Kojima a apporté son expérience et sa sagesse au projet » ou encore

« Sincèrement, le jeu ne serait pas aussi bon sans lui », voire « d'un point de vue technique, Kojima Productions nous a réellement aidé sur un grand nombre de points - sur Gabriel, les animations faciales, le design et bien plus encore ».


Si l'on pousse un peu plus loin, on découvre que Kojima a vraiment mis les mains dans le cambouis en dirigeant l'histoire et le scénario, incitant les petits Européens à donner davantage de poids à l'univers et à la portée émotionnelle.

Un bon point car avant d'être une saga d'action, Castlevania se veut quand même avant tout œuvre-fleuve.
En creusant dans l'histoire du développement, on découvre que Lords of Shadow était, à l'origine, un remake du premier Castlevania sur Famicom. Du moins, il s'agissait du concept de départ. Ainsi, Cox et Mercury Steam mettent fin aux délires romantico-gothico-flanelle à la Anne Rice d'IGA en recentrant Castlevania vers son essence première : un univers chaotique, moyenâgeux, violent et fondamentalement gothique (au sens architectural du terme). Un soulagement, d'autant que depuis quelques années le mythe du vampire est régulièrement massacré par cette abominable bit-lit dont le plus éminent représentant est évidemment la saga Twilight. Vu que le jeu est développé en Europe et que le besoin financier se fait pressant, même en refusant l'idée, nous avions déjà réfléchi à un cul-cul la praloche où Gabriel serait devenu une icône pour jeune fille en fleur et gayzors adeptes de prothèses dentaires. Heureusement, il en est loin, puisqu'il est barbu, les cheveux mi-long, relativement crade et fatigué par la vie. Merci Konami.

 

En travaillant sur ce remake, donc, Cox et Mercury Steam se sont rendus compte que faire un remake n'était pas la bonne solution. Du coup, tout en conservant un gameplay et un contexte « revival », ils ont rapidement amené le projet bien plus loin :

Une véritable renaissance de Castlevania version années 80, tout en utilisant le meilleur des technologies actuelles.

 

En gros, un véritable cross-over du gameplay d'antan, en moins chiant et donc plus savoureux, et un habillage top momoute qui permet de découvrir un résultat digne des plus beaux spécimens HD (FFXIII, Uncharted 2 et God of War III) ; étant lui-même natif PS3.

 

Ajoutez à cela un univers fouillé, une histoire vraiment écrite, des personnages crédibles et un casting de luxe (Robert Carlyle, Patrick Stewart et Jason Isaac), et vous comprendrez sans aucun doute que ce nouveau Castlevania n'est pas là pour faire de la figuration et qu'il est le titre que j'attends le plus à l'heure actuelle (avec Red Dead Redemption mais pour d'autres raisons).


Si vous désirez de plus amples informations sur le jeu et en particulier son histoire, je vous invite à relire un précédent focus que nous avions consacré à Konami.

 

--


Vous l'aurez compris : le line-up de l'année à venir (2010-2011) revient aux sources, à ce qui a fait de Konami l'un des leaders du jeu vidéo japonais. En plus de déterrer un hit poussiéreux des années 80 et de ressortir du placard l'une de ses icônes 16-bits, l'éditeur, pour ses productions Wii, s'appuie sur un jeu de plateforme 2D envoûtant et totalement novateur.


Mieux encore, Konami fait le point sur ses trois licences reines avec notamment un nouveau Silent Hill, qui sera visiblement très inspiré du meilleur épisode de la série (Silent Hill 2) ; à l'instar de MGS : Peace Walker, véritable héritier de MGS 3. Enfin, l'éditeur permet une véritable renaissance à sa série Castlevania avec un Lords of Shadow qui se présente d'ores et déjà comme le meilleur représentant du genre pour la fin 2010.

 

Jay, Gameweb.fr
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