Pour comprendre d'où vient Pokémon, remettons-nous dans le contexte : début des années 70, le jeune Satoshi Tajiri est féru d'insectes, et passe son temps à les collectionner et à imaginer des techniques pour les attraper. Fan de jeux vidéos, il découvre la Game Boy avec émerveillement, et le câble Link de la console commence à lui donner des idées... C'est ainsi que nait Pokémon en 1990, mais uniquement dans la tête du game designer. Car il mettra pas moins de 6 ans à mener son projet à terme, et concrétiser ainsi l'une des plus grandes idées du monde du jeu vidéo.
1ère Génération (Rouge/Bleu/Jaune)
En 1996 sur Game Boy sort Pocket Monster au Japon, décliné en 2 versions, Vert et Rouge, selon l'idée de Shigeru Miyamoto (c'était donc lui...). La contraction « Pokémon » se démocratise en un rien de temps, et le jeu se voit réédité sous cette appellation. Il débarque chez les occidentaux plus de 2 ans après, et remporte un succès réellement inespéré, explosant tous les records de ventes. A noter que la version Vert a au passage été remplacée par une version Bleu. En 2000 sortira Pokémon Jaune, une version plus proche du dessin animé, dans laquelle le joueur démarre avec un Pikachu qui le suivra tout le long du jeu.
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A l'époque, le principe est aussi simple que révolutionnaire : capturer des créatures pour les faire combattre, et les échanger avec ses amis. Un concept novateur, et surtout, terriblement addictif. Pas moins de 151 créatures sont disponible dans ces premières versions, une première dans le monde du RPG, puisque même Suikoden et ses 108 personnages n'atteint pas ce chiffre. Inutile de dire que cette première génération de Pokémon restera dans le coeur des joueurs comme la plus attachante, mais aussi la plus équilibrée. De plus chaque Pokémon est bien distinct de ses congénères puisque les statistiques et les palettes de coups diffèrent entre chaque espèce. Sans oublier le système de types (Feu, Plante, Vol, etc), qui ajoutent de la stratégie aux combats et peuvent rendre un Pokémon puissant inoffensif face à un Pokémon de type opposé. Rouge et Bleu posent donc les bases de la saga, en terme de concept, de structure et de gameplay.
Notons que deux remakes de Rouge et Bleu sont sortis sur GBA en 2004, respectivement Rouge Feu et Vert Feuille. Sans apporter de réelle nouveauté, ils ont néanmoins permis une interaction entre la 1ère génération et les suivantes (les jeux GBA et DS n'étant pas compatibles avec les jeux Game Boy).
2ème Génération (Or/Argent/Cristal)
Après le succès international de Pokémon, quoi de plus naturel que d'en faire une suite ? C'est ainsi qu'en 2001 (sur Game Boy Color) sortent chez nous les deux nouveaux opus de la saga, Or et Argent. Inutile de dire qu'une fois de plus, le succès est au rendez-vous. Peu après sort Pokémon Cristal, ajoutant des animations lors des affrontements, quelques éléments scénaristiques, et la Tour de Combat.
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Si cette 2ème génération est aujourd'hui encore considérée comme la meilleure, c'est avant tout dû à toutes les innovations qu'elle apporte. Et je ne parle pas des 100 nouvelles créatures mais bien des systèmes de jeu. La première nouveauté, révolutionnaire à l'époque, est l'ajout d'une horloge interne dans la cartouche. Ainsi certains Pokémon n'apparaissent qu'à une certaine heure de la journée, quelques magasins ont désormais leurs horaires propres, et certains évènements ne se produisent qu'un jour précis de la semaine. Un moyen de pousser un peu plus loin la limite virtuel/réel puisque le jeu dispose de son propre quotidien (un système repris plus tard par Animal Crossing).
Les Pokémon peuvent désormais porter des objets, les pokéballs se diversifient, et 2 nouveaux types (Ténèbres et Acier) font leur apparition ainsi que de nouvelles attaques. D'une certaine manière, toutes ces améliorations rendent le gameplay original bien plus équilibré. Mais ce n'est pas tout puisque certaines espèces présentent des sous-évolutions, et peuvent se reproduire entre elles afin de donner naissance à des bébés Pokémon. Tous les Pokémon sont donc désormais sexués. De même, on note l'arrivée d'un capital bonheur pour chaque créature, qui permettra à certaines d'entre elles d'évoluer, et des shineys, Pokémon rarissimes de couleur différente, rencontrés à un taux de 1 chance sur 65536 (ouch). De plus, il est possible sous conditions de procéder à des échanges entre Or/Argent et les versions précédentes.
Deux remakes viennent de voir le jour sur DS, Coeur d'Or et Ame d'Argent, rendant enfin tous les épisodes compatibles entre eux. Bénéficiant de toutes les améliorations apportées à la saga entre temps, ils s'imposent indubitablement comme les épisodes ultimes de Pokémon.
3ème Génération (Rubis/Saphir/Émeraude)
Les jeux suivants, Rubis et Saphir, sortent naturellement sur GBA en 2003 en occident. Si l'arrivée d'une nouvelle génération est appréciée, les joueurs sont néanmoins frustrés de l'incompatibilité entre la cartouche GBA et leurs Pokémon Game Boy. Ce qui n'empêchera pas le jeu de se vendre comme des petits pains, et de voir arriver Émeraude en 2005, l'équivalent Jaune/Cristal de cette génération.
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Cette troisième série de jeux est certainement de nos jours, malgré ses qualités, la moins appréciée des joueurs. Le cycle jour-nuit disparaît sans raison, et les caractéristiques des Pokémon sont totalement recalculées, rendant les échanges impossibles avec les opus Game Boy. Les 135 nouvelles créatures peinent à convaincre avec leur design tantôt insipide, tantôt trop éloigné de l'esprit de la série, mais quelques Pokémon sortent heureusement du lot. Enfin tout n'est pas noir puisque quelques nouveautés (certes mineures) font leur apparition.
A commencer par les capacités spéciales de chaque Pokémon, sortes de pouvoirs
« passifs », aussi bien utilisables en combat que lors des phases de déplacement. Une innovation qui vient renforcer l'intérêt de certains Pokémon inutiles en combat. Le combat en 2 contre 2 se voit introduire, et bien que sous-exploité, apporte une certaine variété aux affrontements. On remarque également un bon nombre d'activités annexes, notamment les concours, petits mini-jeux faisant participer les Pokémon à des épreuves de beauté, d'intelligence, etc. Dernière nouveauté : des arbres peuvent être plantés afin de récolter des baies, utilisées en combat ou lors de mini-jeux.
4ème Génération (Perle/Diamant/Platine)
Dernière en date, la quatrième génération de Pokémon est arrivée en France en 2007, cette fois-ci sur Nintendo DS. Heureuse nouvelle pour les joueurs : les créatures capturées dans les opus GBA peuvent y être transférées via le port spécial de la console. Comme à l'accoutumée, Pokémon Platine sort en 2009, apportant de nouvelles zones et une interface remaniée.
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Dix ans après la naissance de la série, la plupart des fans de la première heure ont depuis longtemps déserté les cours de récré. Il est donc devenu de plus en plus difficile pour eux au fil des années, de trouver des compagnons de jeu avec qui échanger leurs créatures et combattre. La solution ? Le online bien évidemment ! Car c'est bien là l'argument principal de ces deux nouveaux jeux : le multijoueur en wi-fi, évolution logique du câble Link. A noter que le micro de la DS est lui aussi mis à disposition des participants, leur offrant la possibilité de discuter durant leurs échanges et leurs duels, tout en étant à des centaines voire milliers de kilomètres. Si c'est pas beau la technologie.
Mais c'est loin d'être le seul ajout apporté par Perle et Diamant. En plus de modifier légèrement son système de combat (notamment le rôle des attaques spéciales et physiques), le jeu se paie le luxe de graphismes retravaillés, et de décors entièrement en 3D. On note aussi le retour du cycle jour/nuit, absent de Rubis et Saphir, pour le plus grand bonheur des fans. Au niveau des bébêtes on retrouve 100 nouvelles créatures, dont de nouvelles évolutions de Pokémon déjà existants (comme Maganon et Elekable), ou encore Arceus, le dieu Pokémon (rien que ça). Les Pokémon ont beau être sexués depuis Or et Argent, on distingue ici la différence de sexe pour la première fois, grâce à de subtiles variations de design.
Enfin, le parc Safari sert pour une fois à transférer ses Pokémon déjà obtenus sur les versions GBA en les re-capturant. Bien entendu, les détenteurs de DSi peuvent se brosser (et oui, pas de port GBA). Mis à part le online, les fonctionnalités de la DS sont très peu exploitées : l'écran du bas sert à accueillir la Pokémontre et ses diverses applications (carte, horloge, podomètre, sonar, etc), tandis que la navigation dans les menus et les combats peuvent se faire soit à la croix, soit au stylet.
5ème Génération (Noir/Blanc)
Annoncé en Avril 2010, Pokémon Noir et Blanc -ça risque d'être dur de trouver autre chose après- représente la tant attendue 5ème génération. Ils devraient sortir chez nous sur DS début 2011, avec quelques fonctionnalités propres à la DSi (dont la vidéoconférence).
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Visuellement parlant, on semble s'éloigner fortement des précédents opus, avec un tout nouveau moteur 3D, offrant des angles de vue jusqu'alors inédits dans un Pokémon. Les combats et l'interface bénéficient également d'une totale refonte, qui ne fera pas de mal à un système qui commençait à prendre de l'âge. Fini les sprites fixes lors des combats, chaque Pokémon est animé !
De plus, les combats sont désormais jouables jusqu'à 3 contre 3, avec un système de placement de personnages (première ou arrière ligne) à la Final Fantasy et Suikoden. Une première pour la série. Au rayon des rumeurs on parle d'une direction au stylet (il était temps), d'un véhicule pour le joueur (autre que la bicyclette), de la possibilité de promener plusieurs Pokémon derrière soi, et d'uploader sa sauvegarde sur internet dans un but mystérieux. Peu de choses ont été montrées d'Isshu, la nouvelle région à explorer, si ce n'est une ville immense, entièrement en 3D.
Par ailleurs, le système de collecte des badges devrait être abandonné (enfin !), de même que les combats d'arène, au profit d'un nouveau type de progression. Terminons avec le « High Link », un système de missions à réaliser chez d'autres joueurs. Vous l'aurez donc compris, cette génération marque une réelle volonté de renouvellement.
Au niveau des nouvelles recrues, seule une vingtaine de Pokémon a été révélée pour l'instant : en tête les 3 starters habituels (au design discutable), le renard Zorua et son évolution Zoroark (vedette du prochain film Pokémon), ainsi que les 2 légendaires Zekrom et Reshiram. De récentes images de magazines japonais nous en on dévoilé de nouveaux, au design parfois étrange... Nul doute qu'il seront bientôt rejoints par une centaine de petits nouveaux, portant le nombre total de créatures à plus de 600. Mais où s'arrêteront-ils ?
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Ce n'est qu'une supposition, mais aux vues des différentes images montrée jusqu'à présent, de l'univers du jeu, et du design des nouveaux Pokémon, on peut s'attendre à une génération plus « mature » que les précédentes. Ce qui ne serait évidemment pas pour nous déplaire.
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